Pesticides : la consommation française cartographiée

Pesticides : la consommation française cartographiée

Pesticides : la consommation française cartographiée (Le Monde)

Pour dessiner le paysage des produits chimiques dans les campagnes, l’association Générations futures a examiné 700 000 lignes dans une base de données des ventes.

Par Martine Valo Publié aujourd’hui à 18h44, mis à jour à 19h15

Epandage de glyphosate dans une exploitation à Piacé (Sarthe), le 11 mai. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Voilà un prix dont elles se seraient sans doute bien passées. Les chambres d’agriculture du Vaucluse, de la Réunion et de la Martinique ne vont pas tarder à recevoir un diplôme symbolique autant qu’ironique : le Glyph’Award qui distingue les départements français les plus portés sur le glyphosate. La Gironde et l’Aube se voient décerner chacune un accessit par l’association Générations futures, pour leur propension à recourir à l’herbicide le plus vendu au monde.

Tous les cinq enregistrent des records de plus d’un kilogramme de glyphosate par hectare vendu chaque année, alors que la moyenne nationale est de 326 grammes. Grandes cultures, viticulture, arboriculture en sont friandes. Sans surprise, les régions d’élevage du Massif central se situent en bas du classement.

Carte des ventes de glyphosate par hectare de surface agricole utile, en 2017. Générations futures

« C’est tellement difficile d’alerter sur l’omniprésence des pesticides… On a essayé beaucoup de modes de communication, alors cette fois on tente l’humour », explique François Veillerette, directeur de l’association à l’origine de cette initiative.

Au-delà du glyphosate, une substance active emblématique des tensions autour du modèle agricole dominant, l’association a calculé qu’en France, il se vend en moyenne 2,6 kilogrammes de produits phytosanitaires par hectare et par an. Le gouvernement qui a lancé mardi 20 novembre une consultation publique sur la relance du plan Ecophyto destiné à réduire l’usage des pesticides, évalue, lui, à 3,7 kg les substances actives par hectare cultivé et indique que la France se classe au deuxième rang européen avec 72 035 tonnes vendues.

A l’échelle d’un département, l’Aube se distingue à nouveau : comme en Gironde, on y achète plus de 3 tonnes de phytosanitaires par an. La Marne, le Vaucluse, le Pas-de-Calais, le Gard et l’Aisne dépassent pour leur part les 2 tonnes par an.

Carte des ventes de pesticides par département, en 2017. Générations futures

Ces cartes de France des pesticides donnent un aperçu des quantités achetées en 2017 ; elles ne montrent pas ce qui est réellement épandu dans les champs comme substances actives déclarées, ou achetées clandestinement hors des frontières. Chaque agriculteur est bien tenu de remplir précisément un registre récapitulant ce qu’il utilise sur ces parcelles, mais ces données-là restent inaccessibles. Elles intéresseraient pourtant le public, surtout les riverains.

Pour établir ces recensements, Générations futures s’est plongée dans une masse de relevés de 700 000 lignes extraites de la base de données des ventes des distributeurs agréés. L’exercice est inédit. Car si la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 oblige ces derniers à déclarer leurs cessions annuelles de produits phytosanitaires afin d’établir le montant de la redevance pour pollutions diffuses, l’Etat ne permettait pas au public d’y mettre son nez. Jusqu’à ce que la Commission d’accès aux documents administratifs intervienne, en 2017, à la demande d’un membre de l’association Eau et rivières de Bretagne, Etienne Dervieux.

Frugale Lozère

En attendant, le travail de Générations futures a le mérite de renseigner sur les zones probablement les plus exposées avec la carte des quantités de substances actives vendues, rapportées aux surfaces agricoles cultivées dans chaque département – l’association a pris pour référence le recensement agricole de 2010. Rappelons que les collectivités locales ne sont plus autorisées à en faire usage dans leurs parcs et jardins. Le Vaucluse, une fois encore, apparaît comme le champion dans cette catégorie avec presque 22 kg par hectare, loin devant le Gard (14,2 kg) et la Gironde (13 kg).

Carte des ventes de pesticides par hectare de surface agricole utile par département, en 2017. Générations futures

Alors que les débats se multiplient et que les questions se font pressantes sur les effets des épandages de produits chimiques, ces données mériteraient d’être croisées avec d’autres résultats de recherches épidémiologiques.

L’une des cartes réalisée par l’association présente, toujours par département, les quantités de phytosanitaires dont les substances actives sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques probables ou possibles dans la base de données sur les pesticides de l’Union européenne. Le Vaucluse (1,2 kg/ha) se classe alors en quatrième position derrière l’Aube (1,88), le Tarn-et-Garonne (1,3) et le Pas-de-Calais (1,24). Tandis qu’en Lozère, qui apparaît systématiquement comme la plus frugale, il s’en vend 0,0003 kg/ha.

Carte des ventes de pesticides cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques par hectare de surface agricole utile par département, en 2017. Générations futures

Sur une autre carte, Générations futures montre la répartition des ventes de substances actives phytosanitaires suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, toujours rapportée aux surfaces cultivées. L’association s’est appuyée sur ce chapitre sur les travaux de l’ONG scientifique américaine The Endocrine Disruption Exchange.

Carte des ventes de pesticides perturbateurs endocriniens rapportées au nombre d’hectares de surface cultivée, en 2017. Générations futures

Martine Valo

Voir les cartographies : ici

FESTIVAL DE L’ARBRE et des chemins ruraux 2018 à Lamorlaye

FESTIVAL DE L’ARBRE et des chemins ruraux 2018 à Lamorlaye

FESTIVAL DE L’ARBRE et des chemins ruraux 2018 à Lamorlaye

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CONNAITRE pour mieux restaurer et préserver ce patrimoine

Lamorlaye ville-parc doit apprendre à entretenir et renouveler ses arbres

Le site de Lamorlaye reste exceptionnel par le nombre de ses arbres aussi bien en ville que sur l’ensemble de son territoire.
Pourtant, à y regarder de plus près, beaucoup de ses arbres dépérissent et les coupes d’arbres y sont plus nombreuses que les plantations. Déjà, la canopée est presque partout grignotée ou mitée et, même dans le marais du Lys, des signes de manque d’eau apparaissent et avec eux la prolifération des xylophages sur des arbres affaiblis.

Il est grand temps de cesser de priver le cycle des arbres du retour des feuilles en humus, d’éviter la concurrence des gazons qui épuisent d’autant plus un sol pauvre que l’herbe coupée n’est pas laissée sur place grâce au « mulching », de renoncer au débroussaillage des sous-bois qui maintiennent le couvert végétal et donc la vie des sols.

Pour corriger cette tendance à la dégradation du couvert arboré et des arbres d’ornement, ou d’alignement, il faut évidemment sensibiliser tous les habitants et, en premier, les enfants. C’est pourquoi, avec le concours de l’Université Populaire de la Biosphère, la municipalité de Lamorlaye accroît encore cette année sa participation à l’initiative de la Région des Hauts-de-France avec 5 actions :

• L’exposition sur la forêt dans les écoles
• La protection des arbres du parc du château avec le centre social rural
• La restauration de la ripisylve de la Thève avec les écoles
• L’insectobus dans les écoles, le centre social rural, l’établissement de Bois Larris
• La plantation du verger conservatoire dans le parc du château.

Deux actions structurantes seront aussi lancées à l’occasion du Festival de l’Arbre et des Chemins ruraux, en partenariat avec l’Université Populaire de la Biosphère : la Charte de la végétalisation de Lamorlaye pour donner aux habitants le droit de planter et de fleurir dans les espaces publics autorisés en ville, et la Charte de l’Arbre pour susciter les bonnes pratiques qui maintiendront la couverture forestière et arborée sur le territoire.

L’EXPOSITION SUR LA FORÊT DANS LES ÉCOLES
> L’année dernière cette exposition a été présentée avec le lm de Yann Arthus Bertrand au château. 17 classes sont venues, et tous nous ont dit que le petit quart d’heure au milieu des 22 superbes photos prises dans les forêts du monde entier passait trop vite pour en retenir plus qu’un souvenir d’une ou deux photos.
> C’est pourquoi, cette année, l’Université Populaire de la Biosphère et la commune de Lamorlaye mettent à disposition des deux groupes scolaires l’exposition et son livret pédagogique afin d’être présentés à toutes les classes intéressées.

 

LA PROTECTION DES ARBRES DU PARC DU CHÂTEAU AVEC LE CENTRE SOCIAL RURAL

De nombreuses années de ramassage des feuilles et de tonte du gazon au pied des arbres ont appauvri le sol et même endommagé les racines maîtresses de certains grands arbres comme le grand hêtre pourpre ou les trois grands cyprès chauves à l’entrée du parc et devant le château.
> Il faut donc protéger, sous le houpier des arbres, le sol sur lequel leurs feuilles seront rassemblées pour reconstituer l’humus et la prairie fleurie (ou mellifère) semée ou le sous-bois restauré.
> Ainsi, le parc du château remplira les obligations pour pouvoir devenir refuge pour les oiseaux et zone favorable aux insectes.
> Pour amorcer cette bonne pratique, la ville de Lamorlaye fournit le matériel et l’Université Populaire de la Biosphère, l’animation.
> Le Centre Social Rural va pouvoir planter les 100 piquets et disposer les 100 mètres de corde qui protégeront les premiers grands arbres du parc du château.

 

LA RESTAURATION DE LA RIPISYLVE DE LA THÈVE AVEC LES ÉCOLES

En partenariat avec le Sitrarive pour réaliser une première plantation témoin, l’Université Populaire de la Biosphère fournira le matériel et l’animation pour que les professeurs des écoles intéressés fassent participer leur classe à la restauration de la ripisylve (forêt de rive) de la Thève le long de l’Île de la Thève.
> L’opération consiste à bouturer les rameaux des saules osiers taillés en tétard en les plantant en espacement régulier le long des rives de la Thève qui manquent d’ombrage et de maintien par les arbres.

 

L’INSECTOBUS DANS LES ÉCOLES, LE CENTRE SOCIAL RURAL, L’ÉTABLISSEMENT DE BOIS LARRIS

Afin de sensibiliser tous les enfants à notre dépendance à la vie des insectes qui disparaissent de plus en plus, la municipalité et l’Université Populaire de la Biosphère financent la venue de l’INSECTOBUS de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) à Lamorlaye du lundi 26 au vendredi 30 novembre.
> Le programme d’animations prévoit 8 classes par jour pour animer 28 classes, soit au total 728 élèves. Le mercredi sera réservé à l’établissement de Bois Larris le matin et au Centre Social Rural l’après-midi.
C’est une grande chance d’avoir l’INSECTOBUS à Lamorlaye, dont le planning est presque toujours plein, durant la semaine du Festival de l’Arbre et des Chemins ruraux.

 

Planning pour la semaine « insectobus » :

Lundi 26 Mardi 27 Jeudi 29 Vendredi 30
EE Groupe Nord

(4 classes)

EE Groupe Nord

(1 classe)

 

EM Champ Vert

(3 classes)

EM Champ Vert

(3 classes)

Maternelle St Exupéry

(3 classes)

EE Groupe Nord

(4 classes)

EE Groupe Nord

(4 classes)

EE St Exupéry

(3 classes)

EE St Exupéry

(3 classes)

 

LA PLANTATION DU VERGER CONSERVATOIRE DANS LE PARC DU CHÂTEAU

> C’est un projet ambitieux qui aura demandé plus d’une année de préparation et qui devient un projet pilote dans les Hauts-de-France.
> Il y aura
7 formes en espaliers différentes, de la plus simple à la plus complexe : cordon simple, cordon double, U simple, palmettes obliques, double U, Verrier, Palmette Legendre (voir schéma).
> Le verger sera planté le long de l’allée du château à l’église. Chaque ligne d’espalier comportera 5 arbres fruitiers locaux différents, soit au total 35 variétés fruitières locales différentes dont : 16 pommiers, 13 poiriers, 3 pêchers, 1 cognassier, 1 abricotier, 1 nectarinier.
> Ce projet fait partie du projet global de « Lamorlaye, ville-parc aux portes de Paris » et pourra servir de modèle à d’autres municipalités des Hauts-de-France et d’Île-de-France.
> Pour en savoir plusUn verger conservatoire pour Lamorlaye

 

CREATION D’UNE CHARTE DE VÉGÉTALISATION

> La municipalité souhaite encourager le développement de la végétalisation du domaine public en s’appuyant sur une démarche participative des habitants, des associations, des conseils de quartiers, etc., afin de :  favoriser la nature et la biodiversité en ville , participer à l’embellissement et à l’amélioration de notre cadre de vie, créer des continuités écologiques et renforcer la trame verte, faire évoluer le regard sur la ville, créer du lien social, notamment avec ses voisins, créer des cheminements agréables et favoriser les déplacements doux.

 

CONFERENCE-DEBAT

Samedi 24 novembre au Château de Lamorlaye

AU PROGRAMME

> 14h30 Jean-Claude Marcus Président de l’Université Populaire de la Biosphère :
Ouverture de la conférence, ses objectifs, les intervenants.

> 14h40 Nicolas Moula, Maire de Lamorlaye :
Les enjeux pour notre VILLE PARC AUX PORTES DE PARIS

> 14h50 Lucas Baliteau animateur du Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement des Pays de l’Oise :
Les cycles de vie en forêt, leur importance pour la biodiversité comme pour le climat.

15h00 débat

> 15h20 Lucienne Jean Association, Lamorlaye Mémoire et Accueil :
Brève histoire de la forêt de Lamorlaye.

15h30 débat

> 15h50 Jean-Claude Marcus, Président de l’Université Populaire de la Biosphère :
La forêt de Lamorlaye en position clé dans la continuité forestière de la grande trame verte. Une couverture arborée vulnérable, dépendante de la qualité du sol et des quantités d’eau.

16h00 débat

> 16h20 Anne Clautour, Présidente de l’Association Syndicale du Lys Chantilly :
Le domaine du Lys, pour une gestion au service de son patrimoine.

16h30 débat

> 16h50 Marcel Joseph, Garde forestier de l’ASLC :
L’observation et l’entretien au quotidien des arbres du domaine du Lys.

17h00 débat

> 17h20 Céline Fouquet, Paysagiste :
Résumé de l’étude «La mort prématurée des arbres dans le domaine du Lys»

17h30 débat


> 17h50 Laurent Châtelain, Pépinières Châtelain :
Des préconisations pour maintenir et, si possible, accroître la couverture arborée.

18h00 débat

> 18h20 Jean-Claude Marcus, Président de l’Université Populaire de la Biosphère :
Préparer ensemble la mise en place de la Charte de l’Arbre dès 2019.

> 18h30 un verre de l’amitié vous sera proposé pour prolonger les discussions.

Le nombre de places étant limité, merci de bien vouloir confirmer votre présence.

PROJECTION-DEBAT

Le Temps des Forêts

Dimanche 25 novembre 15 heures au Château de Lamorlaye

LE TEMPS DES FORÊTS un documentaire de François-Xavier Drouet.
SYNOPSIS : Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent.
Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif.
Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives.
Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain.

ENTREE GRATUITE

Pour un avant-goût : https://www.youtube.com/watch?v=QT560lu9GXo

Plaidoyer en faveur de nos arbres d’ornements

Plaidoyer en faveur de nos arbres d’ornements

Les rôles de l’arbre en ville : ou l’utilité de la gestion de l’arbre en ville

La protection de notre environnement et de la biodiversité qui nous entoure
• Le principal atout de l’arbre pour notre environnement est certainement la fonction de purificateur d’air : en produisant l’oxygène que tout être vivant respire, en réduisant les gaz polluants ou encore en captant en partie les fines particules en suspension dans l’air.
• Les arbres en ville jouent également le rôle de climatiseur : en diminuant la température ambiante des villes et en améliorant sa ventilation.
• Les alignements d’arbres protègent la structure des sols en limitant les risques d’érosion.
• Ils préservent ainsi la qualité de l’eau et réduisent les risques d’inondation et de débordement des égouts pluviaux.
• Enfin, les boisés urbains assurent une fonction essentielle pour le maintien de la biodiversité dans nos villes, par la présence d’une flore et d’une faune qui n’existeraient plus sans eux.

La gestion de l’arbre est donc importante
• L’amélioration de notre santé physique et de notre bien-être psychologique
• Les espaces boisés urbains offrent des lieux propices à la tenue d’activités physiques qui contribuent à notre bonne santé physique.
• Ils favorisent aussi l’équilibre psychique des citadins, en leur fournissant un endroit clos à l’abri de la ville, leur permettant le ressourcement, la détente, le retour à leur espace vital.
• Une bonne gestion de l’arbre = une bonne santé des citadins

L’amélioration de notre confort et de notre sécurité routière
• Le parc arboré d’une ville apporte un microclimat confortable, que ce soit en diminuant la température ambiante, en protégeant le promeneur contre les intempéries, ou en diminuant la vitesse des vents. La pollution sonore peut aussi être diminuée lorsque des aménagements de talus plantés sont réalisés selon certains critères.
• La présence d’arbres le long des axes routiers renforce la sécurité des piétons qui circulent à proximité en apportant une barrière physique et visuelle.
• Il a également été observé que la vitesse des automobilistes est souvent réduite dans un paysage bordé d’arbres.

Une fonction sociale
• La présence d’espaces boisés peut, par exemple, renforcer le sentiment d’appartenance communautaire lorsqu’il s’agit de mobiliser la population d’un quartier pour la sauvegarde d’un boisé.
• L’aménagement de boisés urbains est aussi utilisé dans certains processus de réinsertion sociale de jeunes contrevenants ou de personnes sans emploi ni formation.
• Les boisés urbains constituent également des lieux de découvertes et d’observations privilégiés de la nature ainsi qu’un outil pédagogique important.

L’amélioration de l’esthétique de nos villes
• Les arbres contribuent à l’embellissement d’une propriété ou d’une ville, en apportant des éléments de diversité dans un paysage bâti. On peut jouer avec les formes, les hauteurs, les couleurs, mais la végétation permet aussi d’articuler l’espace pour créer un effet de perspective par exemple.
• Les arbres peuvent aussi être utilisés pour préserver l’intimité d’un lieu.

Une valeur économique
• Les arbres en ville, sous bien des aspects, représentent une valeur économique indéniable. Ainsi, les arbres, lorsqu’ils sont plantés à des endroits stratégiques, peuvent diminuer significativement les coûts de climatisation et de chauffage.
• Il est également reconnu que les arbres augmentent la valeur foncière des propriétés.

Pour une ville, les arbres réduisent la quantité d’infrastructures de drainage nécessaire et les coûts reliés à des débordements dans les systèmes d’égouts pluviaux.

Diagnostiquer l’état de santé d’un arbre

Diagnostiquer l’état de santé d’un arbre

Convaincu que l’arbre a toute sa place en ville, l’Université populaire de la Biosphère met toutes ses compétences dans l’amélioration de la gestion des arbres en ville.

• Elément indispensable à l’amélioration du cadre de vie, l’arbre en ville permet de filtrer les particules fines issues des polluants urbain et contribue à une purification de l’air en ville.
Selon une étude de l’ONG Nature Conservancy avec un investissement de 3,60€ par habitant dans la plantation d’arbres, les villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an.
• L’arbre urbain contribue également à diminuer de 0,5 à 2°C la température des villes lors des fortes canicules tout en diminuant les nuisances sonores urbain et en favorisant la biodiversité.
• Longtemps considéré comme un mobilier, l’arbre en ville mérite pourtant toute notre attention.
• Notre volonté est d’assurer la bonne cohabitation entre le milieu urbain, les arbres et les hommes tout en garantissant la sécurité des riverains.
• Nous avons été témoins des changements de pratique de gestion, de taille et surtout de mentalité vis-à-vis des arbres en ville.
• Les nouvelles méthodes de grimpe et d’accessibilité aux arbres permettent d’effectuer des tailles beaucoup plus fines. De nouveaux outils nous permettent une meilleure compréhension de l’arbre.

Notamment la tomographie permet de mieux appréhender les problématiques sanitaires. Les outils GPS permettent une localisation précise (0,50m) de chaque arbre avec une mise sous SIG (Système d’information Géographique) instantanée.

Un arbre malade guérit-il ?

De nombreuses personnes nous demandent après un diagnostic phytosanitaire si l’arbre malade guérit…
• Il est important de préciser qu’un arbre ne guérit pas, mais compartimente (isole l’infection). Grâce à la mise en place de barrières de protection appelées C.O.D.I.T (Compartmentalization Of Decay In Trees) ; Ces recherches (1977-1986) ont été entreprises par le professeur Américain Alex SHIGO.
• L’arbre essaie d’isoler la zone infestée ou blessée, il ne peut donc pas tuer les micro-organismes, de ce fait, un arbre malade ne guérit pas d’une infection ; il empêche sa propagation.
• La compartimentation ne peut pas être comparée à notre système immunitaire, car nous sommes capables de détruire des corps étrangers et donc de guérir.

Le mécanisme de compartimentation est décomposé en 4 barrières :
• La 1ère barrière
est formée de thylles et de gommes à l’intérieur, ce qui permet d’arrêter la progression longitudinalement de l’intrus.
La 2ème barrière est formée au cours de la saison végétative, elle est constituée de fibres et de cernes, ce qui arrête la progression en direction du centre de la tige.
• La 3ème barrière est formée par chacune des 2 faces des rayons ligneux ; la progression tangentielle est donc stoppée.
Ces trois barrières sont néoformées dans le bois.
• Enfin, la 4ème barrière, qui est la plus efficace. Elle se forme après la blessure, le cambium change son fonctionnement.
De plus, il contient diverses substances toxiques pour stopper l’intrusion et donc empêcher le bois sain en croissance d’être infecté.
Il est donc important lors des opérations de taille à veiller à ne pas endommager ces mécanismes de protection.

• Plutôt que de guérir votre arbre malade, la mission consiste plus à observer précisément si l’isolation de l’infection ou de la plaie de l’arbre malade se fait bien.
• Pour guérir un arbre malade, il faut l’aider à rendre plus efficace la compartimentation. C’est-à-dire aider votre arbre malade à conserver ses réserves énergétiques et à améliorer son stock de réserves.

Comment poser un diagnostique ?

• Diagnostic physiologique
La vitalité de l’arbre est l’expression de l’adaptation de l’arbre à son environnement. Les nombreux symptômes d’une perturbation de l’état physiologique sont l’expression d’un dysfonctionnement. L’analyse des critères exprimés par l’arbre permet de déterminer l’origine des perturbations. Il peut alors être nécessaire d’intervenir pour compenser les carences.

• Diagnostic phytosanitaire
Les agents pathogènes (champignons, insectes, …) sont normalement présents dans la nature. Ils peuvent parasiter toutes les parties de l’arbre et engendrer des dommages importants. Transmis par l’homme, le vent, les oiseaux ou les insectes, nombreux d’entre eux ne peuvent infecter les arbres qu’au niveau d’une plaie.

La détermination de l’agent pathogène, parfois complexe, permet de définir l’évolution probable des dégradations et de définir les actions à mener. Les solutions apportées seront garantes du respect de l’environnement.

• Diagnostic de tenue mécanique
Tous propriétaire ou gestionnaire d’arbre est responsables des dommages que celui-ci pourrait engendrer sur des personnes ou des biens. Chaque arbre est associé à un risque incompressible par sa seule présence. Toute dégradation infligée à l’arbre et un facteur d’augmentation potentielle du risque.

Le danger que représente un arbre est déterminé en fonction de son environnement (fréquentation humaine, biens mobilier ou immobiliers, autres végétaux) et du risque de rupture. Lors d’un diagnostique de tenue mécanique, une estimation du risque de rupture peut être réalisée visuellement (fissure, écorce incluse, …) ou nécessiter l’utilisation d’outils (canne pédologique, pénétromètre, tomographe…).

• Inventaire de patrimoine arboré et plan de gestion
La connaissance quantitative et qualitative est indispensable pour gérer un patrimoine arboré sur le court et moyen terme. Un arbre préfère souvent vivre en communauté. Les arbres dialoguent entre eux.

L’inventaire répertorie l’ensemble du patrimoine existant et permet d’apprécier ses qualités physiologique et sanitaire.
Il peut être intégrer à un SIG avec la prise des coordonnées géographique de chaque arbre avec un GPS.
Les arbres sont regroupés en unités de gestion afin d’optimiser les interventions d’élagage.

Sur la base de l’inventaire, un plan de gestion du patrimoine peut être élaboré. Il organise les interventions à réaliser dans le temps, permet de définir les budgets de taille et prévoie les renouvellements à réaliser.

La biodiversité en France – 100 chiffres expliqués sur les espèces

La biodiversité en France – 100 chiffres expliqués sur les espèces

Découvrez les réponses à vos questions dans le nouveau livret publié à partir des données de l'INPN et s'appuyant sur des indicateurs de l'Observatoire National de la Biodiversité.

Il synthétise 100 chiffres clés sur les espèces de métropole et des Outre-mer et s'organise en quatre rubriques : Quelles espèces en France ? Comment sont réparties les espèces ? Comment se portent les espèces ? Mieux connaître les espèces.

Destiné au grand public mais également aux acteurs de la biodiversité, ce mémento permettra en un clin d'œil de retrouver tous les chiffres clés sur les espèces.

Grâce à de nombreuses contributions de chercheurs, taxonomistes et partenaires du projet, chaque chiffre sur les espèces est remis en contexte, accompagné d'explications, de schémas et illustré par des exemples concrets.

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Film – Le Temps des Forêts

Film – Le Temps des Forêts

Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain.

Année : 2018 – Durée : 103 min – Langue : français
En Savoir plus : https://www.kmbofilms.com/le-temps-des-forets